Message à caractère personnel / Ce que j’ai appris

Hélène Grassin, cheffe d'entreprise, joaillerie éthique, Paulette à Bicyclette

Sur cette photo, c’est moi, Hélène Grassin. Ni plus ni moins.

Etre chef (et peut-être encore plus chefFE) d’entreprise, c’est une aventure que je pourrais sincèrement souhaiter à mon pire ennemi, si j’en avais un.

Parce que c’est un chemin jalonné de tant d’épreuves, qu’il vous oblige à puiser dans vos ressources les plus vitales. Et si souvent à douter de réussir. Et à vous demander pourquoi vous avez choisi une telle voie. -Mais pourquoi s’imposer ça bon sang ?- Et à devenir un/e expert/e en résilience et science du rebond.

Préserver ma famille et mes proches, quand je dois mobiliser une énergie folle pour sortir mon entreprise d’un passage difficile, et préserver mon entreprise et mon équipe, quand je suis absorbée par des problèmes personnels. C’est un travail permanent d’équilibriste. Une entreprise, c’est si envahissant…

Et pourtant, malgré les plantages monstres, les crises, pas un seul instant je ne regrette d’avoir bâti petit-à-petit, pierre après pierre, cette marque dont je suis si fière, Paulette à Bicyclette, et qui incarne toutes mes valeurs, chevillées au corps et à l’âme : l’espérance, la bienveillance, l’humain, le durable, le beau.

Régulièrement, la vie cette joueuse de tours, tend son miroir dès qu’on pourrait être tenté par l’auto-satisfaction, et il faut ouvrir les yeux, pour constater qu’on n’est pas encore aussi bien qu’on le voudrait, qu’on se retrouve encore pris dans les mêmes filets. Qu’on a entendu, mais pas écouté. Vraiment écouté.

 

Alors je fais ce que je sais bien faire : rebondir, et transformer le plomb (parfois c’est un mot bien moins élégant qui me vient) en or.

Mais “accomplissement” est le mot juste pour parler de ma vie de cheffe d’entreprise. Créer mon entreprise, la faire grandir, c’est un accomplissement. Absolument passionnant. J’aime ce voyage initiatique de tous les jours, plus encore que la destination (la réussite ? Quelle réussite ?). Libre et responsable.

Parce qu’à regarder en arrière, je sais que je ne serais pas aussi forte, battante et accomplie si je ne m’étais pas lancée toute entière dans la création et le développement de cette entreprise.

Parce que j’ai dû mûrir, grandir et corriger mes défauts beaucoup plus vite et plus fort, pour éviter les crashes.

On pourrait me dire utopiste, “c’est bien gentil ces bons sentiments”, sauf que les résultats sont tangibles. J’ai créé mon emploi et celui de 14 autres personnes. En France. Ma boîte n’a pas spectaculairement levé des millions mais vous savez quoi ? Elle est bénéficiaire ! Built from scratch, lancée sans argent, elle fait plus d’un million d’euros. Paulette à Bicyclette fait vivre dignement des dizaines de familles de mineurs d’or et aura bientôt reversé plus de 50.000 € en prime de développement, pour financer la construction d’écoles, l’achat d’ordinateurs et de machines pour extraire l’or sans cyanure ni mercure, d’équipements de protection pour les mineurs, la reforestation.

Je sais donc pourquoi je me lève tous les matins : faire ma part sur cette planète (dire que ça paraît gnangnan à certains et pourtant, pourquoi sommes-nous là si ce n’est pour donner du sens, contribuer à rendre ce monde vivable et vivant ?) et être la meilleure version possible de moi-même.

 

 

MERCI MERCI MERCI à tous ceux qui me soutiennent, à mon équipe qui se décarcasse, à nos clients, à ceux qui font connaître notre marque.

BRAVO BRAVO BRAVO à tous mes frères et soeurs entrepreneurs (et encore plus les dirigeants/es de TPE) qui rêvent d’un monde humain, juste et durable, et qui donnent tellement pour y contribuer. Ne lâchez rien, que vos valeurs soient vos business guidelines.