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Paulette à Bicyclette, lauréate du Prix de l’Entrepreneure Responsable 2015 par PWN !

Organ­isé par le réseau Pro­fes­sion­al Women’s Net­work-PWN, le prix de l’Entrepreneure respon­s­able a pour voca­tion de pro­mou­voir et de soutenir l’entreprenariat au féminin et d’encourager les pro­jets respon­s­ables.

Cette année, le prix a été décerné à Hélène Grassin, fon­da­trice de Paulette à Bicy­clette. Créée en 2007, Paulette à Bicy­clette se lance en joail­lerie (alliances et bagues de fiançailles) en 2010 et est la pre­mière mar­que indépen­dante française label­lisée Fairmined. Ce label cer­ti­fie que cet or est extrait dans le plus grand respect de l’environnement, que les mineurs tra­vail­lent dans des con­di­tions décentes (aucun enfant ne tra­vail­lant dans les mines cer­ti­fiées) et ont un revenu min­i­mum garan­ti.

Paulette à Bicy­clette c’est aujourd’hui un chiffre d’affaires en pro­gres­sion de 25% par an en moyenne, une équipe de 10 per­son­nes à Paris, qui fait vivre plusieurs dizaines de familles de mineurs en Colom­bie et au Pérou grâce à l’or Fairmined. Là où une bague de 5 grammes en or extrait indus­trielle­ment rap­porte une journée de revenu au mineur, la même bague en or Fairmined donne un mois de revenu à un mineur cer­ti­fié.

Pas­sion­née et engagée, Hélène Grassin va béné­fici­er pen­dant un an d’un accom­pa­g­ne­ment per­son­nel fourni par les expertes du réseau pour dévelop­per son entre­prise, en droit, mar­ket­ing, stratégie et finance. Une belle oppor­tu­nité, sachant que ce réseau pro­fes­sion­nel féminin inter­na­tion­al regroupe plus de 3500 cadres et entre­pre­neures, dont 800 en région parisi­enne.

 

 

Hélène Grassin, Paulette à Bicyclette, Joaillier créateur d'alliances éco-responsables en or éthique et équitable ou recyclé, Paris

Paulette à Bicyclette, joaillier engagé éco-responsable à Paris, créateur d'alliances originales et écolos


Paulette à Bicyclette en quelques mots

Pio­nnière de la joail­lerie éthique en France, Paulette à Bicy­clette crée des bijoux fab­riqués en France, en argent ou or extraits dans le respect des droits de l’homme et de l’environnement.

Pre­mier joail­li­er label­lisé Fairmined (cer­ti­fi­ca­tion or équitable) en France, Paulette à Bicy­clette est une entre­prise dou­ble­ment respon­s­able, qui con­jugue made in France avec nos 15 col­lab­o­ra­teurs et com­merce équitable avec les dizaines de familles de mineurs en Colom­bie, en Bolivie et au Pérou, que vivent digne­ment de leur tra­vail.

La mar­que est spé­cial­isée dans les alliances et les bagues de fiançailles : orig­in­aux et per­son­nal­is­ables, nos mod­èles sont inspirés des tex­tures de la nature, les fini­tions étant réal­isées à la main pour chaque bague, pour un pro­duit chaque fois unique.

Nos alliances se décli­nent en 3 grandes col­lec­tions :

Nous pro­posons égale­ment des bagues de fiançailles avec des pier­res équita­bles ain­si que 6 col­lec­tions de joail­lerie éthique (Nuage, Feuilles, Cer­cle, Martelée, Pépites et Empi­l­ables).

Dépous­siérant les codes tra­di­tion­nels de la joail­lerie, la mar­que pro­pose ses bijoux éthiques per­son­nal­is­ables sur son site marc­hand ain­si qu’un accueil priv­ilégié des clients dans son ate­lier-show-room parisien.

L’entreprise

Par son rôle de leader et de pio­nnier de la joail­lerie éthique en France, Paulette à Bicy­clette fait bouger les lignes. En pro­posant des bijoux en argent et or label­lisés équita­bles, notre mar­que con­tribue finan­cière­ment (prime de 10% rever­sée aux mineurs, payée en sus du prix de l’or) au développe­ment de nou­velles mines cer­ti­fiées équita­bles et à la dig­nité des tra­vailleurs. Elle s’appuie sur une main d’oeuvre 100% française, en exclu­ant toute sous-trai­tance à bas-coût. Nous val­orisons le savoir-faire français en for­mant de jeunes joail­liers con­scients, gag­nés à la cause de l’or équitable.

Pour nos clients, acheter des bijoux dont l’or est tracé depuis la mine cer­ti­fiée équitable jusqu’au bijou fini, est syn­onyme de trans­parence et d’équité. “Gold to be proud of” est ain­si le slo­gan de Fairmined.

Nous pro­posons une expéri­ence client authen­tique et éclairée, en ligne ou à notre ate­lier parisien : nous lui présen­tons les étapes de fab­ri­ca­tion, les enjeux soci­aux et envi­ron­nemen­taux de l’or équitable et la pos­si­bil­ité de com­pos­er lui-même son bijou (choix de la forme, de la largeur, des effets de matière et tex­tures, du métal…). Il devient alors un acteur, con­scient des impli­ca­tions de son achat.

Enfin, le par­cours atyp­ique et hors-cadre de Paulette à Bicy­clette mon­tre qu’avec une per­sévérance sans faille, sans emprunt ni lev­ée de fonds, mais en se fiant à son intu­ition, il est pos­si­ble d’être un vrai acteur de pro­grès social et envi­ron­nemen­tal.

Paulette à Bicy­clette est aujour­d’hui prête à chang­er d’échelle pour que son impact social et envi­ron­nemen­tal prenne une toute autre ampleur.

Paulette, alias Hélène Grassin, la fondatrice

Mes 2 leit­mo­tivs ? Per­sévérance et intu­ition.

Comme bien des entre­pre­neurs je suis pugnace. 100 fois j’ai voulu tout arrêter, et 101 fois j’ai remis mon cœur à l’ou­vrage. Parce que mon engage­ment de joail­lière éthique est en pleine cohérence avec mes valeurs et qu’il con­tribue à un plus grand respect de l’environnement et des tra­vailleurs.

Aucun entre­pre­neur dans ma famille, ni de joail­li­er. Donc… quand je me lance dans la créa­tion de bijoux après avoir été pro­fesseure de français au Proche-Ori­ent, je ne recueille aucun suf­frage… ni de “love mon­ey” d’ailleurs.

Autre frein : je ne voulais pas me lancer dans la joail­lerie car je con­nais­sais les rav­ages humains et envi­ron­nemen­taux de l’extraction de l’or. J’ai alors inver­sé la prob­lé­ma­tique, et cher­ché un filon d’or respon­s­able.

Ce fut le début de mon chemin de pio­nnière, jalon­né de décourage­ments et de vic­toires, les plus belles étant ma label­li­sa­tion Fairmined en juin 2014 et le Prix de l’En­tre­pre­neure Respon­s­able en sep­tem­bre 2015.  

Si j’ai fait mes gammes en tant qu’entrepreneure-salariée au sein de la coopéra­tive Coopaname, ce n’est qu’en la quit­tant, en mars 2014, pour mon­ter véri­ta­ble­ment ma société, que j’ai pu trou­ver ma voie d’entrepreneure et déploy­er mes ailes. Aujourd’hui Paulette à Bicy­clette affiche une belle crois­sance et le car­net de com­man­des est plein sur trois mois.

Au final, ne pas faire par­tie du sérail et être affranchie des codes du milieu de la joail­lerie m’a per­mis d’ouvrir une nou­velle voie, et d’avoir un impact social et envi­ron­nemen­tal dont je suis fière.

Ma mis­sion : faire ray­on­ner le savoir-faire français, for­mer de nou­veaux joail­liers con­scients, pour que la joail­lerie éthique et équitable ne soit plus une excep­tion mais une alter­na­tive évi­dente. Réc­on­cili­er luxe et éthique, faire du beau tout en faisant le bien.


Pour en savoir plus…

Qui sont nos clients ?

Nos clients vien­nent de la France entière, des pays frontal­iers, mais de nom­breux expa­triés du monde entier vien­nent aus­si com­man­der leurs alliances chez nous.

Ce sont prin­ci­pale­ment des futurs mar­iés ou pac­sés à la recherche d’anneaux orig­in­aux et sur mesure, uniques. Ils sont égale­ment très sen­si­bles au made in France, au savoir-faire arti­sanal mais aus­si au respect des droits de l’homme et à la pro­tec­tion de l’environnement.

 

Le label Fairmined

Paulette à Bicy­clette veut faire con­naître les con­séquences humaines et envi­ron­nemen­tales de l’extraction aurifère et la démarche engagée et nova­trice de la joail­lerie éthique. Un bijou de quelques grammes = des mil­liers de litres d’eau, 15 tonnes de déchets miniers et le tra­vail de dizaines de mineurs.

Com­ment assur­er la traça­bil­ité de l’or Fairmined ?

Met­tre en place un proces­sus de traça­bil­ité com­plet, depuis les mines label­lisés juqu’aux bijoux finis a été une entre­prise dif­fi­cile et de longue haleine, car rien n’é­tait prévu pour en France. Il nous a fal­lu tra­vailler main dans la main avec les mineurs, notre affineur et notre fondeur, qui réalise pour nous des fontes entière­ment tracées à 100% e or Fairmined.

La mise en place de la traça­bil­ité est très com­plexe pour l’or mais der­rière l’or équitable, l’enjeu social et envi­ron­nemen­tal est énorme.

Le label Fairmined, fondé par l’ONG colom­bi­enne Alliance for Respon­si­ble Min­ing (alliance pour l’extraction aurifère respon­s­able), garan­tit aux com­mu­nautés minières label­lisées un revenu min­i­mum décent, des con­di­tions de tra­vail respec­tant les con­signes de sécu­rité, l’égalité des salaires hommes-femmes, l’interdiction du tra­vail des enfants, et leur indépen­dance (les mineurs sont organ­isés en coopéra­tives).

Un kilo­gramme d’or Fairmined, c’est 50 emplois. L’or issu des mines arti­sanales est un très fort levi­er social. S’il ne représente que 10% de la pro­duc­tion mon­di­ale, il emploie 90% de la main d’oeuvre minière car les mines indus­trielles sont très mécan­isées.

Con­crète­ment, j’achète l’or Fairmined entre 11 et 15% au-dessus du prix du marché, et par-dessus je reverse une prime de développe­ment (4000€ par kilo d’or) des­tinée aux com­mu­nautés minières. Elles l’u­tilisent pour équiper les écoles pour les enfants, inve­stir dans des machines qui per­me­t­tent de retraiter l’or sans pol­luer, assur­er la sécu­rité dans les mines, for­mer les mineurs aux bonnes pra­tiques, faire vivre un sys­tème d’en­traide sociale à l’échelle de tout le vil­lage…

Chaque mail­lon de la chaîne (mineurs, affineurs, fondeurs et joail­liers) est pleine­ment engagé dans cette démarche, et nous for­mons une grande équipe.


La bio à la 1ère personne

Comme son nom ne l’indique pas, Paulette à Bicy­clette c’est une mar­que de joail­lerie, et de joail­lerie éthique, qui crée des bijoux en or équitable.

Com­ment j’en suis arrivée là ?

En 2001, je suis pro­fesseur au Lycée français d’Amman en Jor­danie, mais créer de mes mains me démange. Je me mets à créer des bijoux, de plus en plus, en auto­di­dacte, et de retour en France, j’ai lance ma mar­que de bijoux de haute fan­taisie en 2007, et j’intègre une coopéra­tive d’activité.

Puis j’ai l’envie d’aller plus loin, je me forme aux tech­niques de la joail­lerie.

Je rêve de faire des bijoux en or mais… je sais que l’extraction de l’or est un désas­tre pour l’environnement et pour ceux qui risquent leur vie au fond des mines.

Et je ne veux pas avoir “les mains sales”.

Alors un jour dans mon salon, j’ai cette intu­ition…

  • pren­dre le prob­lème à rebours
  • ne pas tran­siger sur mes valeurs et trou­ver le moyen de faire de la joail­lerie autrement.

Faire du beau tout en faisant le bien.

 

Sur le papi­er c’est une très noble idée… mais com­ment faire ?

Rien n’est prévu pour, je n’ai aucun réseau, pas de fonds à inve­stir, pas de for­ma­tion en com­merce, busi­ness ou finance… Ce que j’ai, c’est beau­coup de per­sévérance et je m’accroche à mon intu­ition et puis… j’ai l’im­pres­sion de m’en­gager dans l’as­cen­sion du col du Mont Ven­toux en ayant pour tout entraîne­ment une heure heb­do­madaire de vélo d’ap­parte­ment. Qu’à cela ne tienne !

 

Vaille que vaille… en 2010 je lance ma pre­mière col­lec­tion de joail­lerie en or recy­clé. Cette année-là j’ai 10 com­mande de bagues.

Je ne lâche rien et pour­su­is mes inves­ti­ga­tions.

 

Fin 2011 : je fais une décou­verte cap­i­tale, celle de l’or cer­ti­fié Fairmined.

Qu’est-ce que Fairmined ?

C’est un label émanant d’une ONG colom­bi­enne (pays minier), cer­ti­fi­ant respect de l’environnement et des droits de l’homme dans les mines label­lisées. Son slo­gan ?  GOLD TO BE PROUD OF. Dans les mines Fairmined, voici ce qui se passe :

  • aucun enfant ne tra­vaille
  • hommes et femmes ont des salaires équiv­a­lents
  • les mineurs tra­vail­lent dans des con­di­tions sécurisées au max­i­mum
  • le cya­nure et le mer­cure sont retraités, non rejetés dans la nature, et l’u­til­i­sa­tion de l’eau est raison­née.

C’est la révéla­tion. Je ne suis pas au bout de mes peines mais au moins j’ai trou­vé le bon filon.

 

Mais pour aller jusqu’au bout de mon pro­jet, je veux assur­er une traça­bil­ité com­plète de l’or depuis la mine cer­ti­fiée Fairmined, jusqu’au bijou ter­miné.

Or il n’existe pas de cir­cuit de fab­ri­ca­tion éthique en France pour l’or.

Pen­dant 3 ans, main dans la main avec le label Fairmined, avec mon affineur (celui qui réalise les alliages d’or jaune, rose, rouge, gris… équitable) et avec mon fondeur

(celui qui coule l’or dans les moules pour lui don­ner la forme des bijoux), et avec un autre joail­li­er pétri des mêmes valeurs que moi, nous met­tons en place un proces­sus de fab­ri­ca­tion de bijoux en or éthique avec traça­bil­ité com­plète.

 

En 2014, 7 ans après le lance­ment de ma mar­que, tout s’enchaîne enfin. C’est l’âge de rai­son.

Il m’a fal­lu tout ce temps de mat­u­ra­tion pour pren­dre con­fi­ance dans mes capac­ités d’entrepreneure.

Avril 2014 : je quitte ma coopéra­tive d’activité pour vol­er de mes pro­pres ailes et je crée la SAS Paulette à Bicy­clette. Je con­stitue une équipe.

Juin 2014 : je suis le pre­mier joail­li­er français label­lisé Fairmined. Couron­nement de ce chemin de pio­nnier !

Les ventes s’envolent. Nos clients sont autant séduits par l’originalité des bijoux que par notre démarche, notre engage­ment.

 

 

2015 : notre chiffre d’af­faires est en pro­gres­sion de 25% par rap­port à 2014, qui était déjà l’an­née de tous les records. Sep­tem­bre : je me verse mon pre­mier salaire depuis… avril 2014. Et c’est bon.

Paulette à Bicy­clette est aujourd’hui une société qui a des clients sur les 5 con­ti­nents, une équipe de 15 per­son­nes à Paris et Lyon, et fait vivre plusieurs dizaines de familles de mineurs en Colom­bie, Bolivie et au Pérou.

 

L’or équitable  est un or respectueux des droits de l’homme et de l’environnement. C’est aus­si véri­ta­ble­ment un or social.

90% de l’or mon­di­al est extrait par les mines indus­trielles, très mécan­isées, qui n’emploient que 10% de la pop­u­la­tion mon­di­ale des mineurs.

Soutenir l’extraction minière arti­sanale, c’est soutenir 90% des mineurs, pour les faire sor­tir de la clan­des­tinité et de la mis­ère. A quoi sert la prime de 10% que nous payons en sus du prix de l’or (acheté à un prix planch­er, garan­tis­sant un revenu décent aux mineurs) ?

  • développe­ment d’é­coles pour les enfants de la com­mu­nauté
  • achats d’équipements plus per­for­mants
  • sys­tèmes de retraite et de sécu­rité sociale pour les mineurs…

Con­cili­er luxe et éthique sans mise de fonds, c’est donc pos­si­ble ! Et le par­cours atyp­ique de Paulette à Bicy­clette a été récom­pen­sé par le Prix de l’Entrepreneure Respon­s­able 2015, que j’ai décroché le 29 sep­tem­bre 2015.

« LE VRAI LUXE POUR MOI ?  TRAVAILLER EN PLEINE COHÉRENCE AVEC MES VALEURS, CRÉER DES BIJOUX RESPECTUEUX DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA DIGNITÉ HUMAINE D’UN BOUT À L’AUTRE DE LA CHAÎNE DE FABRICATION, ET PORTEURS DE SENS POUR MES CLIENTS. »

De faire des bijoux que je suis fière de fab­ri­quer et que mes clients sont fiers de porter.

Ma mis­sion : que la joail­lerie éthique ne soit plus une lubie mais une alter­na­tive évi­dente.