* * * A lire : Ce que j’ai appris, en étant cheffe d’entreprise * * *

Paulette à Bicyclette, joaillier créateur éthique, or équitable

Mais pourquoi “Paulette à Bicyclette” ?

Hélène Grassin, Paulette à Bicyclette, Joaillier créateur d'alliances éco-responsables en or éthique et équitable ou recyclé, Paris. (Photo : Florence Brochoire)

Hélène Gras­sin, Pau­lette à Bicy­clette, Joaillier créa­teur d’alliances éco-res­pon­sables en or éthique et équi­table ou recy­clé, Paris.

Que m’a-t-il donc pris d’appeler ma marque comme ça ?

Je ne sais com­bien de fois j’ai dû répondre à cette ques­tion mais c’est tou­jours avec plai­sir. Je sais bien qu’un tel nom de marque ne peut que sus­ci­ter des inter­ro­ga­tions et des sou­lè­ve­ments de sour­cils.

Il était hors de ques­tion pour moi d’appeler ma marque “Perle d’or”, “Love éter­nel” ou “Gold fore­ver”, ou quoi que ce soit du même aca­bit. Je ne sou­hai­tais pas non plus uti­li­ser mon nom. “Hélène Bijoux”, com­ment dire… Je vou­lais un nom déca­lé, joyeux, hors les murs.

Et c’est à la fin d’un joyeux repas entre amis que j’ai trou­vé le nom “Pau­lette à Bicy­clette”, en novembre 2006 (oui, 2006… Pau­lette à Bicy­clette a plu­sieurs vies, mais c’est encore une autre his­toire).

PAU­LETTE : Mon pre­mier est un sur­nom dont je me suis trou­vée affu­blée petit à petit… (dans la série “noms de mamie” j’aurais pu tom­ber sur bien pire)

BICY­CLETTE : Mon deuxième est mon mode de trans­port favo­ri… (enfin était, puisqu’après la pous­sette je suis pas­sée à la trot­ti­nette.)

Mon tout est un clin d’oeil à mon quar­tier, Ménil­mon­tant, et rap­pelle évi­dem­ment cette chan­son un brin désuète que j’aime tant… Ecou­ter “A bicy­clette” d’Yves Mon­tand

Pari gagné : le nom “Pau­lette à Bicy­clette” intrigue, fait sou­rire… et marque les esprits.

Pour l’anecdote : un jour notre alarme de bou­tique s’est déclen­chée, les forces de l’ordre ont dû se dépla­cer, pour ce qui était heu­reu­se­ment une fausse alerte. Arri­vée sur place, je vois un homme en civil, visi­ble­ment décon­te­nan­cé devant la vitrine. Je lui demande si je peux l’aider, il me répond : je cherche un maga­sin de vélos cen­sé être à ce numé­ro. C’était l’un des gen­darmes envoyés en urgence. Je la lui ai faite courte mais il a fal­lu que je jus­ti­fie de notre acti­vi­té en deux temps trois mou­ve­ments. Oups !


Qui est “Paulette” ?

Paulette à Bicyclette, joaillier engagé éco-responsable à Paris, créateur d'alliances originales et écolos

Pau­lette à Bicy­clette, joaillier enga­gé éco-res­pon­sable à Paris, créa­teur d’alliances ori­gi­nales et éco­los

Ce que j’aime : rire, écrire, boire des litres de thé, le cho­co­lat, les par­fums de Serge Lutens, le soleil d’hiver, fabri­quer des choses de mes mains, lire, chan­ter, tra­vailler en silence, le silence tout court, le bleu-vert, l’or rose, contri­buer à ma façon à un monde meilleur, les écorces d’arbre, gla­ner des cailloux, des coquillages, me mettre les pieds sous la table, les gra­vures à l’eau-forte, cir­cu­ler en trot­ti­nette dans Paris, le bruit des mini-pieds de ma petite cou­rant à toute vitesse sur le par­quet, la liber­té que me donne mon entre­prise, cher­cher tou­jours à faire mieux…

Ce que je n’aime pas : les endroits bon­dés, les fêtes pleines de gens que je ne connais pas, me réveiller le matin (mon méca­nisme de réveil n’a jamais bien fonc­tion­né), le céle­ri, faire à man­ger (et pire, réflé­chir à ce que je vais bien pou­voir faire à man­ger), avoir froid, les hauts à manches 3/4 parce qu’on a soit trop chaud, soit froid aux poi­gnets, avoir tant de choses à faire que je ne sais par où com­men­cer…

Mon CV

Avant d’être entre­pre­neure et joaillière, j’ai vou­lu être (dans l’ordre chro­no­lo­gique) dan­seuse étoile, chan­teuse rock, ou jour­na­liste. Et j’ai…

Eté cais­sière, sur­veillante de can­tine, guide de musée, hôtesse pho­ning.

Sui­vi des études très clas­siques et sérieuses à base de classes pré­pas lit­té­raires et concours (avec musique, théâtre, danse et chant pour décom­pres­ser)…

Ensei­gné 4 ans le fran­çais-latin dans un lycée fran­çais au Proche-Orient (en Jor­da­nie).

Fait une école de théâtre puis une école de… clown !

Entre-temps, il y eut la ren­contre avec les bijoux, et les perles de culture. Jusqu’alors elles étaient pour moi can­ton­nées à l’ennuyeux rang de perles, mais une amie sty­liste de robes de mariée m’a fait décou­vrir les perles d’eau douce baroques, aux formes irré­gu­lières et poé­tiques, et ce fut la révé­la­tion ! J’ai aus­si­tôt com­men­cé à mon­ter mes pre­miers col­liers : déjà, des col­liers écharpes modu­lables, à nouer au gré de ses humeurs.

De retour en France, je me suis for­mée auprès d’un joaillier pour acqué­rir des tech­niques plus fines, apprendre à tra­vailler le métal (scier, sou­der, polir…).

J’ai ensuite ces­sé de me com­mettre en tant que prof ou comé­dienne pour mon­ter mon entre­prise, vivre du tra­vail de mes mains. Depuis 8 ans, je suis donc une heu­reuse entre­pre­neuse (j’ai aus­si des moments de doute), maman de deux petites filles, ravie que ma marque fasse vivre les membres de mon équipe qui s’est bien agran­die au fil des ans.

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Parce qu’un bijou qui incarne vos valeurs est encore plus précieux…

Réa­li­sa­tion : Gun­ther Ghee­raert